liste de noms juifs

À ce jour, on estime que près de quatre millions et demi des Juifs assassinés au cours de la Shoah figurent dans la base de données de maître Isaac, [pour le prénom, la lecture est celle de G. Nahon (1986, p. 98) ; la pierre étant perdue, il a fallu se fonder sur le relevé des textes ; je suggère à la fin la lecture du rech et du lamed רל au lieu de tav et lamed תל], Dame Anne ou Anna … (fille ou femme de) Joseph, Dame Judith, fille du compagnon le rabbin Abraham, Dame Judith, fille du rabbin Sabbatai Halévi, Dame […], fille du bienfaiteur [M]eir (ou Eléazar) (Nahon 1986, p. 107-108) Ha-Lévi, רא [...]ו/ן (?) Abramovici. Il faut remarquer aussi l’usage du surnom, parfois difficile à mettre en contexte comme Jacob et Moussé Sahor54. 16La liste des noms inscrits sous la rubrique De Normannia révèle l’arrivée à Paris de juifs normands, extérieurs au domaine. Deux prénoms dérivent de Belle, Belaset et Bellenée ; on relève aussi trois Floriah et/ou Floria, une Joiaia (Joie), une Pretsuyyeuzah (Précieuse) et peut-être une Yvette. Alors, on trouve des noms de métier ou autres noms très ressemblant aux noms de non-juifs. Pour cette étude ne seront retenues que celles dont les noms se dégagent avec certitude. Vivant, qui ressemble à Vivien, usuel chez les chrétiens, traduit aussi l’hébreu Ḥayyim et semble avoir été assez populaire chez les juifs médiévaux bien qu’il n’y ait aucune proximité phonétique entre les deux noms. 16,18) / lundi 28 mai 1291, Rabbi Haïm (ou Vivant), fils du rabbin Samson, Isaac … r’ Isaac de Q (Caen ?) Les trois plus populaires sont Ester (8), Sarah (7) et Simḥah (6), que traduit le prénom Joie (2), ce qui lui donnerait six occurrences en France. Biernaczyk. Abirjel. 50Sur trente-trois prénoms féminins, neuf sont à consonance locale mais peu usités par les contemporains non-juifs, si l’on se réfère aux rôles de la taille. Dédicace pour un pavage offert par Bennid, Auch, iv, « Au nom de Dieu, le saint pavage qui est ici, Bennid – Dieu soit avec lui, que des yeux envieux crèvent – l’a offert en don, Jona l’a confectionné. Comme pour Moïse, les deux patronymes sont si fréquents qu’ils figurent rarement seuls sur les registres (Lyon d’Acre, Lyon de Tillières, Lyon Fille-Soie ; Vivant de Miauz, Vivant Caro, Vivant Agnelet, Vivant de Setmois). qevurat marat3. Un sergent chrétien commis à sa surveillance et à son entretien est inscrit au registre de la taille de 1292 : « Henri le serjant », logé rue de la Harpe entre la rue Serpente et l’église Saint-Côme. Adamowicz. 5. Juste une liste de noms, mais qui dégage tant de haine! 9. C’est effectivement ce qui fut fait entre 1293 et 1300. La pierre tombale n’ayant pas été retrouvée, il est difficile d’en dire plus (Caillet 1988, p. 139). On peut imaginer que Haïm avait eu son équivalent français dans le nom Vivant, assez fréquent chez les juifs cités dans les documents administratifs47. Le registre de la taille associe pour les mêmes raisons nom et sobriquet ou qualificatif, distinguant ainsi deux personnes portant le même nom, taxées dans la même rue. docu. Les noms des juifs qui apparaissent le plus fréquemment dans les rôles de la taille sont chez les hommes : Moïse (11 occurrences), Haguin ou Haquin, Jocon et ses variantes (7), Abraham, Lyon (5), Cressant et Vivant (4) et enfin Benoît, Bonevie et ses variantes comme Bonnefoy, Bonami, Bienliviengne (3). (Nahon 1986, p. 352, p. 360-363, notice 291 ; Noy 1993, p. 263-266 ; Schwab 1904, p. 172-173). Nombreux aussi sont les prénoms Moïse (13), Méir (12), Menahem (9), Mardochée (8), Yehiel (7), puis ceux d’Eliezer et David (6), Baruch, Elie et Samson (5). En décembre 1258, le texte d’un accord établi entre les chanoines de Notre-Dame et la communauté juive de Paris stipule que celle-ci utilise ce cimetière depuis cinquante ans et plus, donc depuis au moins 1198. Ils moururent la deuxième année du seigneur Egica roi [soit entre le 24 novembre 688 et le 23 novembre 689]. • dans le Comtat Venaissin et à Avignon, on trouve des noms tels que CAVAILLON, BEAUCAIRE, CARCASSONNE, BEDARRIDES, DIGNE, DELPUGET (de Puget, 06), LUNEL, MILLAU et bien d'autres. 16069, fol. Le judaïsme se développa dans un environnement urbain qui conduisit à une certaine renaissance économique et culturelle. legan ceden yom bet6. Faisant référence à des éléments du mobilier du Temple de Jérusalem qui sont aussi des symboles d’attente eschatologique – chandelier à sept branches (menorah), branche de palme (lulav), cédrat (etrog), corne de bélier (shofar) –, ils figurent fréquemment sur les pierres tombales juives antiques (Frey 1936, fol. 26La stèle, d’un style tout à fait différent de celles trouvées dans le cimetière de la rue de la Harpe, revêt un décor gothique formé d’une arcature trilobée. Livres et savoirs des Juifs de France (1306-1394) », in : Dahan Gilbert (éd. liste des noms de famille juifs de kutno 1808-1942. noszal noszel noten novak nowacki. ), The Dark Ages: Jews in Christian Europe 711-1096, Tel Aviv, p. 122-142. Quand les pierres sont perdues (elles sont alors signalées par un astérisque dans la colonne de gauche), je me suis fiée au relevé de Gérard Nahon. Ces dernières, rédigées principalement en latin ou en grec, contiennent aussi des mots hébreux, tels shalom, שלום, “Paix”, à Auch, et shalom ‘al [y]srael. Dans certains cas, j’ai fait une étude épigraphique approfondie des stèles exposées à Paris ; dans d’autres, j’ai dû reprendre les clichés et les inventaires d’Adrien de Longpérier et de Moïse Schwab et ceux conservés dans les archives de l’Institut de recherche et d’histoire des textes. 58À la lecture de cette liste, on constatera que de nombreux juifs de Paris venaient de villages des alentours, du nord de la France et certains d’Angleterre et du Brabant. Quelques stèles se trouvent encore au musée de l’Œuvre Notre-Dame de Strasbourg et aux musées archéologiques de Dijon et de Mantes – 16 stèles (Nahon 1986, p. 15-33 ; Nahon 2000, p. 80-87). Abramovic. Deux épitaphes datées de 1139 et 1140 (fig. Il faudrait alors lire “le patron Judah”. Le décompte s’élève à 84 noms masculins et 33 noms féminins. fol. Que le souvenirdu juste et du saint soit une bénédiction.L’an 124 du petit comput [1364]. 41 Nahon 1986, p. 28 ; Chazan 1973, p. 63-99, 145-147. Abahel. / peleger qui ic Bennid / D(eu)s esto c[u]m ipso ; ocoli / invidiosi crepen[t] [Ps. Parfois les sacra – le chandelier à sept branches, à Bordeaux et à Narbonne – signalent la judéité du défunt5. Le nom Joseph est surmonté d’une couronne. Les noms de famille Sefarade. Andrzejak. Rabbi Yehiel de Paris s’appelait en langue vernaculaire « Vives de Meaux » (Vivus Meldensis) (Meaux, xiie siècle - Acre, Haïfa ou Paris, 1268). 9Enfin, la pierre funéraire de Narbonne, assez tardive puisqu’elle date de la fin du viie siècle, présente la menorah en tête d’épitaphe, en quasi incipit, suivie de l’énumération d’une liste de noms masculins et féminins qui témoignent à la fois de l’insertion des juifs dans la culture latine et de leur fidélité au judaïsme. ינא (?) 31Dans ces listes comme sur les épitaphes, les juifs ne portent souvent qu’un patronyme. , Rome/Cité du Vatican, Pontificio istituto di archeologia cristiana. Se pourrait-il que ce prénom soit plutôt parisien ou plus fréquent que dans les trente-neuf localités où des épitaphes ont été retrouvées ? Fillon désigne une femme chez les juifs alors qu’il s’agit d’un nom masculin chez les chrétiens. Elles attestent aussi la présence des juifs dans le cœur de Paris entre les xiie et xive siècles. 48 Catane 1978, p. 158-159 ; Gross 1969, p. 512. Hongrie : noms Juifs des Archives Sionistes Centrales Gratuit; Immigrants juifs du « Biria », Israël, 1946 Gratuit; Immigration clandestine de l’Europe sous domination nazie, Palestine, 1938 à 1945 (USHMM) Index gratuit; Index des noms des Livres de souvenir de JewishGen Gratuit Actes du 100e congrès national des sociétés savantes, Paris, 1975, Paris, Bibliothèque nationale, t. II, p. 157-168. Un autre fonctionnait dans le même temps dans un quadrilatère délimité par les rues de la Harpe, des Deux-Portes (actuels boulevards Saint-Michel et Saint-Germain), Pierre-Sarrazin et Hautefeuille depuis au moins le début du xiie siècle. I : Europe, Rome/Cité du Vatican, Pontificio istituto di archeologia cristiana. Joseph portait donc un nom hébreu et un surnom qui le distinguait sans doute dans sa profession. 7. Leur localisation est sûre car, en cas de réutilisation, elles n’ont jamais été transportées très loin de leur lieu d’origine. Six prénoms sont empruntés à la Bible : Jocabed, Sarah, Sarre, Léa, Hanna, Esther. ), 1997, Recueil des plus célèbres astrologues, Paris, Champion. La première, récurrente, surgit à la lecture d’une pierre endommagée. Paix8. Que son âme soit liée au faisceau des vivants. Gross Henri, 1969, Gallia Judaica. La plupart d’entre elles proviennent d’un seul des trois cimetières juifs de la rive gauche, découvert sous l’actuelle librairie Hachette, sise boulevard Saint-Michel. 28 Nahon 1986, p. 53, 73, 87, 103, 119, 142. rabbin Elia (? Schwarzfuchs Simon, 1966, « France and Germany under the Carolingians », in : Roth Cecil (éd. Balcrowiak. 2). ין ? Cela signifie-t-il que les juifs portaient des noms français ou à consonance vernaculaire dans la vie administrative ? Est Sefarade, celui qui appartient à la branche « espagnole » du peuple juif, c’est-à-dire au judaïsme du pourtour méditerranéen et donc au judaïsme oriental. Il n’y a aucune trace documentaire de cimetières juifs antérieurs au xiie siècle. Longpérier Adrien de, 1884, « Inscriptions de la France du ve au xviiie s. », Journal des savants, p. 103-131. 23,2]l’an treize du comput [5013 = 1253].Que son âme soit liée au faisceau des vivants. (Bellenée ? Abisror. Dans la langue vernaculaire, on associe souvent le nom à son surnom ou à sa ville d’origine : Bèle, Bèle la Torte, Bèle de Provins, mais aussi à un qualificatif ou un complétif, comme dans Bèle-assez, Bèle-assez-Bèle, Belasset, Bèle-assez la Vielle pour la distinguer d’une autre plus jeune, ce qui montre que le prénom était très usité chez différentes générations de juives. Ceux du milieu du xiiie siècle sont signalés en rose et ceux du début du xive siècle, en vert. Noy David, 1993, Jewish Inscriptions of Western Europe, vol. 17Le colophon d’un manuscrit hébreu parisien du début du xive siècle met l’accent sur la question de la mobilité des juifs de Paris. Sa destination reste encore incertaine (épitaphe ou dédicace). 35,1 - 38,20] ». Ainsi, la mention qadosh “saint”, ajoutée dans certaines d’entre elles, témoigne-t-elle peut-être de la mort violente d’une victime de persécution religieuse3 (fig. Guérout Jean, 1958, Registres du Trésor des chartes, t. I : Règne de Philippe le Bel, Paris, Imprimerie nationale. shena[t] a[lef] […] c[ayin] t[et], 8. y(od) g(uimel) li-frat t(tav)379. t(ehe) n(ishmatah) b-(tsror) h(a-ḥayyim), Traduction1. Mais il n’en reste pas moins que, dans les documents intra-communautaires, les juifs se dénommaient plutôt par leurs noms hébreux et omettaient les « noms accessoires58 » alors que, pour les femmes, on semblait plus facilement céder au goût du temps. 53(?) La liste dressée cette année-là serait le résultat de l’évaluation du nombre de contribuables parisiens aptes à payer cette somme ; elle devait constituer une sorte de matrice utile pour les années suivantes. Peut-être faudrait-il comparer leurs noms avec ceux portés par les chrétiens du nord de la France à partir de la documentation administrative contemporaine, privée ou publique. 6“Paix sur Israël” (Ps. Ainsi, au total, plus d’un tiers des noms sont accompagnés d’un apposé qui signale l’érudition en matière de sciences rabbiniques et l’engouement pour l’étude ou pour l’enseignement. Ainsi, « Priscus, familier de Chilpéric » est un nom latin, alors que « Manessier de Vesoul » garde son nom hébreu transcrit en caractères latins et adapté sans doute à la prononciation locale. לפרטת36תנבה: Transcription1. Talmud de Jérusalem, New York, Shulsinger Bros, 1947-1948 (fac-similé de l’édition Romm, Vilnius, 1880-1886) : traité Berakhot 2,4, traité Berakhot 13,1. 124bis) puis déposée en 1998 au MAHJ, stèle 12 dans l’espace muséal (Nahon 1986, p. 90-91). Abrahamson. Texte hébreuזאת מ[צב]תקבורת מרתפלוריאה בת הרר בנימן שנפטרהלגן עדן יום בפרשת ברכהשנֿ[ת] א [...]עט[?] on March 17, 2013, There are no reviews yet. Mais ils se plient aussi aux tendances de leur époque et cela est particulièrement perceptible dans l’onomastique féminine. Problèmes topographiques, démographiques et institutionnels », in : Études sur l’histoire de Paris et de l’Île-de-France. Il en est ainsi du scribe Joseph, surnommé le Roi hors de Paris (fig. … nat. », © Lisa Debande, musées de Narbonne, ville de Narbonne. 63Les noms qui apparaissent dans les listes administratives se retrouvent parfois sur les épitaphes. La dernière colonne du tableau signale l’existence (O), ou non (N), d’occurrences, chez les chrétiens, des noms portés par les juifs de la liste. 28Comme ce fut le cas pour la péninsule ibérique, on peut supposer que les juifs expulsés de France partaient avec l’idée de revenir. Sur le site www.sephardim.com, voici ce qu'on trouve : (5) Sephardic names extracted from … Blaszczak. Honot se trouve chez les non-juifs sous la forme de Bonan et Joçon sous celles de Joce, Josian, Jossé. … Ambroziewicz. 2. Une seule école est localisée, au coin de la rue de la Harpe et de la Bouclerie ; elle est mentionnée dans un bail à rente établi par la Sorbonne en 1288 pour « une place sise à Paris outre le Petit-Pont devant l’école des juifs faisant coin de la rue Regnaut le Harpeur et celle de la Bouclerie21 ». Z’ot matsevet2. Mais il est possible qu’il ait été remis en fonction au retour de 1315. 20En 1273, Philippe le Hardi décide de limiter les établissements juifs dans la capitale, notamment le nombre de cimetières ; un seul restera en fonction sur les trois connus. Cinquante-trois hommes sont qualifiés de Rav ou rabbi, quatre noms sont accompagnés du mot qadosh : ont-ils péri en raison de leur foi comme le suggère Gérard Nahon ou bien sont-ils renommés pour leur très grande science rabbinique et pour leur piété ? Remerciements à J.-P. Boudet pour ces informations (Boudet 1997, p. 392, § VIII, 17a et 17b – notice consacrée à Zour). Plus rares sont Aaron, Israël, Josué, qui n’apparaissent que quatre fois ; Esdras, Ezéchias et Nathan, trois fois, ou encore Asher, Benjamin, Bonnefoy, Eléazar, Ezéchiel, Gershom, Makhir, Nathanael, Natronay, Oshayan, Rehavya, Sion et Yaqar, deux fois. Ces sources épigraphiques et documentaires – les registres de la taille en particulier – révèlent des informations sporadiques sur les métiers. L’existence d’une juiverie est attestée rive gauche, dans le bas de la rue de la Harpe. ), L’art juif au Moyen Âge, Paris, Berg, p. 129-134. Uploaded by Aaron. 166 et ms. hébreu 66, fol. Fig. L’étude des noms portés par les juifs à Paris s’est étendue aux noms trouvés dans les manuscrits hébreux parisiens du xive siècle ainsi qu’à ceux qui figurent dans les rôles de la taille de 1296-1298 et dans d’autres documents d’archives, qui apportent chacun un éclairage différent sur les juifs de Paris, leur provenance et leur profession. 30,17] ded[i]t / donum, Jona fecet / שלום (Nahon 1986, p. 334-335). nat., JJ 60, fol. Adler Marcus Nathan, 1907, The Itinerary of Benjamin of Tudela: Critical Text, Translation and Commentary, New York, Feldheim. Carte de l’habitat juif parisien, xii, « Ceci est la stèle deRabbi Jacob, fils du rabbinHaïm qui s’en futde la péricope, « Je suis Abraham bar Jacob, que son âme repose en paix. —, 1962, Le livre de la taille de Paris l’an 1297, Göteborg, Elander (Romanica Gotheburgensia, 9). Abbas. Il faut relever que ce dernier est signalé, aux lignes 3 et 4, par l’abréviation ha-r (הר), indiquant qu’il s’agissait d’un maître ; sa fille porte pourtant un nom vernaculaire38. , Baltimore/Londres, Johns Hopkins University Press. Cette liste rapporte dans sa dernière section (« Ce sunt les juifs de la ville de Paris ») l’identité, parfois le métier ou l’origine de cent vingt et une personnes, ainsi que le nom de la rue dans laquelle elles vivent. 51Le nom Floriah est recensé quatre fois dans les épitaphes parisiennes sur cinq occurrences en France. Colophon d’Abraham, fils de Jacob, Paris, 13 mars 1303 (Paris, BnF, ms. hébreu 44, fol. OpenEdition est un portail de ressources électroniques en sciences humaines et sociales. Peut-être rabbi Patrone Yehudah était-il une sorte de dignitaire juif si l’on se réfère encore au sens latin du mot ? L’onomastique permet-elle de déterminer les lieux d’origine des juifs parisiens ? Adamiak. 23La décision de Philippe le Hardi de limiter le nombre d’établissements tenus par les juifs dans la capitale indique que ces derniers en possédaient plusieurs à Paris. Ainsi, les 31 inscriptions de défunts masculins et les 37 épitaphes de femmes livrent-elles aussi les 54 noms des pères et époux des défuntes. Shelomoh (Salomon), fils du compagnon [d’études ?] 18La précision « hors de Paris » pourrait indiquer que « Joseph le Roi » travaillait à l’extérieur de Paris ou bien qu’il venait d’ailleurs. Abensur. Sibon Juliette, 2011, Les Juifs de Marseille au xive siècle, Paris, Cerf. Quelques noms de famille typiques des juifs tunisiens et tunisois (il est évident qu'ils sont aussi des noms sépharades !) Pour trouver un Dictionnaire des noms de famille de Pologne ici . Biernaciak. Épitaphe de Dame Floriah, fille du rabbin Benyamin, 1319 (Paris, MAHJ, D.98.05.007.CL). 43L’onomastique féminine se fonde sur l’analyse de trente-deux noms. Elle constitue une synthèse à laquelle j’ai adjoint l’apport des manuscrits, les résultats de mes recherches épigraphiques et l’éclairage des sources documentaires contemporaines1. —, 1999, « Les Juifs de Paris à la veille de l’expulsion de 1306 », in : Kerhervé Jean et Rigaudière Albert (éd. Fig. ), 1852, Cartulaire normand de Philippe Auguste, Louis VIII, Saint Louis et Philippe le Hardi, Caen, Hardel. Adamczak. Four and a half of the six million Jews murdered by the Nazis and their accomplices are commemorated here. Les lieux de vie des juifs au xiie siècle sont indiqués en jaune ; le bleu délimite ceux qui furent occupés de la fin du xiie jusqu’à la seconde moitié du xiiie siècle. Son nom, Vives, est traduit de l’hébreu Yehiel ; lui est associé celui de sa ville d’origine34. 12C’est Paris qui conserve le plus grand nombre d’inscriptions avec 24 épitaphes datées de 1139/1140 à 1364, 57 non datées, une inscription dont la date est partielle, ainsi que 27 inscriptions perdues dont il ne reste que la description14. 10. Abergel. Avaient-ils conservé des noms bibliques ou adopté des noms locaux et des surnoms ? Le Talmud de Jérusalem, trad. Cf. Biernacki. BJ100: Added Gypsy In The Night to the list. En effet, de nombreux juifs expulsés des villages de France entre 1270 et 129120 puis d’Angleterre en 1290 sont bien venus s’installer à Paris, comme l’attestent certains noms couchés sur les registres de la taille comme ceux de Jorin l’Englois ou de Moussé de Dreues. À la ligne 4, pas de signe d’abréviation accompagnant le resh (ר) signalant la contraction du mot rabbi (רבי) qui a la même fonction, c’est-à-dire insister sur la personnalité éminente du père de Floriah. 141-142 ; Nahon 1986, n. 9), Vend à l’église de Saint Victor ½ arpent de terre sis au Chardonnet, Propriétaire de deux maisons sises rue de la Huchette avec son frère, Acquises plus tard à Philippe le Convers qui les vend au roi Philippe III pour 120 livres en 1284 (Arch. Seule la première lettre est lisible et la seconde probable. 19Entre 1210 et l’expulsion de 1252, plusieurs boucheries, synagogues, cimetières et écoles sont mentionnés dans diverses sources. Balczarek. Aussi serait-il difficile d’identifier par leurs noms les juifs qui vivent hors de ces rues, notamment les riches dont certains historiens pensent qu’ils vivaient sans doute parmi les chrétiens51. 2L’épigraphie hébraïque de la France médiévale concerne principalement les inscriptions funéraires. Or, aucune autre épitaphe signalant un médecin juif n’a été retrouvée, pas plus que celle qu’il a mentionnée. 1 et 2) ; après près de cinq siècles de silence épigraphique, l’hébreu réapparaît, seul, sur les stèles du xiie siècle en France. Comme exemples, on peut trouver en Alsace un très grand nombre de BLUM non Juifs, en Allemagne un très grand nombre de GUTMANN tous chrétiens, en France des MARCUS lorrains qui n'ont jamais été juifs. Stèle funéraire de Justus, Matrona et Dulciorella, 688-689 (Musée d’art et d’histoire de Narbonne, n° 196-4171), « Ici reposent en paix les bienheureux trois enfants du seigneur Paragorius, fils de feu Sapaudus ; c’est-à-dire Justus, Matrona et Dulciorella, qui vécurent : Justus 30 ans, Matrona 20 ans, Dulciorella 9 ans. Au xvie siècle l’ensemble du terrain n’était toujours pas bâti, ce qui explique sans doute le nombre de pierres tombales retrouvées là au xixe siècle (48). Nahon Gérard, 1978, « La communauté juive de Paris au xiiie siècle. 1 Je tiens à remercier M. Gérard Nahon de m’avoir transmis ses informations inédites et Mme Caroline Bourlet (IRHT-CNRS), spécialiste de diplomatique et de l’histoire de Paris, qui m’a communiqué sa documentation sur les juifs et a dressé pour mon étude la carte de leur habitat, présentée dans le chapitre qui lui est consacré (fig. 18 Information transmise par Gérard Nahon : Arch. Cliquez ici pour consulter la liste des prénoms féminins juifs . 125,5) confirment à nouveau la judéité de cette famille ainsi que la coexistence des deux alphabets et des deux langues dans une inscription juive antique. Abittan. Une pierre tombale trouvée en 1904 rue de la Verrerie – l’ancienne rue de la Coquerée – et datée de 1364 indique qu’un autre cimetière juif a pu fonctionner à cette période. Elles portent une épitaphe relativement brève de dix lignes au maximum, dont la provenance est connue et bien circonscrite dans le périmètre parisien22. 9776, cité par Delisle sous la référence « cartulaire 172 ») ; Grabois 1970, p. 5-22. Je remercie Paul Salmona de m’avoir transmis les informations concernant les inscriptions de Bourges et du parc Monceau à Paris. Be the first one to, Advanced embedding details, examples, and help, Terms of Service (last updated 12/31/2014). Forts de leur suprématie économique et intellectuelle, les originaires des provinces de langue castillane (Léon, Castille, Aragon, Andalousie) imposèrent l’usage de celle-ci, non seule¬ ment aux Séfaradim catalans, majorquins et portugais, mais également aux immigré… Fig. Il faut donc en conclure que la tradition consistait à n’inscrire que le nom hébreu des hommes sur leurs épitaphes. Le nom Sarre (Sarre la Bocacharde) est attesté sur les tombes sous la forme de Sarah. 41Il est notable que le nom Paregorf ne soit cité qu’une seule fois à Paris, tandis que deux occurrences de ce nom non biblique figurent dans des inscriptions funéraires juives grecque et latine de l’Antiquité. Moïse Schwab, Paris, Maisonneuve et Larose, 1977, rééd. Adamsky. Le terrain se situait alors dans le jardin de Louis de Beaumont de la Forêt (Arch. En effet, dans le manuscrit hébreu 643 de la Bibliothèque nationale de France, le scribe dit s’appeler « Joseph surnommé Roi hors [de] Paris » (fol. Les autres noms ne se trouvent qu’une seule fois : Abdias, Amram, Azaria, Cresbia, Daniel, Ephraïm, Efron, Emmanuel, Elhanan et Hanan, Haviv, Gabriel, Gedalyah, Jonathan, Joram, Kalonyme, Nappaha, Néhémie, Perez, Pinḥas, Raphaël, Ruben, Sabbatai, Salavin, Saron, Senior, Shalom, Shoshan, Siméon, Tobias, Uresrago (? Les noms des Juifs du Maroc: Essai d'onomastique judéo-marocaine ([Publicaciones] - Consejo Superior de Investigaciones Científicas Jean Guérout suppose qu’elle aurait été établie dans le cadre d’une transaction entre le roi et la municipalité, qui souhaitait obtenir le rachat d’une maltôte levée ces années-là49. 10La présence juive attestée pendant l’Antiquité se poursuit à l’époque wisigothique, franque et mérovingienne, ainsi que sous les Carolingiens10. 3) nous sont parvenues. Les noms masculins à consonance vernaculaire – une très grande majorité dans ces documents – ne figurent jamais sur les inscriptions funéraires. Le gouvernement espagnol a déclaré qu'il donnera automatiquement la citoyenneté aux Juifs séfarades, qui pourront prouver leur ascendance par un document officiel écrit, accélérant un processus qui implique actuellement qu'ils aient vécu durant deux ans dans le pays. Envoyez-moi le sens des noms que vous connaissez, merci. Les rôles de la taille de 1296 et 1297 permettent de suivre les mouvements de cette population et de constater que plus un juif n’est recensé sur la rive gauche en 129650. Seules les lettres sont-elles parfois enjolivées de hampes évoluant en colimaçons ou de perles enfilées, ou bien la réglure du texte tracée comme pour l’écriture manuscrite28. ], Bonnefi[lle] ou bonafi[lle] [fille ?] 8La citation biblique ainsi que le décor composé des sacra – chandelier, corne de bélier et branche de palme – attestent la religion du défunt. nat., S 6227 ; Nahon 1978, p. 146. 6. CNRS - Institut de recherche et d’histoire des textes, © Publications des Archives nationales, 2018, Conditions d’utilisation : http://www.openedition.org/6540. Le nom du donateur, Bennid, pourrait-il être une adaptation de l’hébreu Baroukh (“béni”) et une variante de Benedictus ? et Narbonne (viie siècle). En effet, Texeira ou Teixeira figure bien parmi les noms juifs sepharades et la multiplicite des references renforcent le fait qu'il s'agit bien d'un nom qui fut portes par des Juifs. Il apparaît que, dans cette société, grande était la valeur de l’érudition en matière biblique ou rabbinique. 8. Leur synagogue est devenue l’église Sainte-Madeleine en l’Île après la première expulsion15. 16069 [cartulaire de la Sorbonne] ; Grabois 1970, Achète 4 arpents de terre et de vignes à Vanves (BnF, ms. lat. En tout cas, il s’était forgé une belle réputation dans son métier et il est vrai que le manuscrit hébreu 643 est d’une facture remarquable. Noms des juifs du Maroc / Lists. nat., J 151 A n° 22. Gabriel, Dame Bellenyée ? Les responsa rabbiniques sont une bonne source d’information sur la double identité des juifs médiévaux. De 50 000 personnes à la fin du xiie siècle, la population passe à 250 000 en un siècle et les juifs ne sont pas plus de 1 00056. Ḥavah se transforme en Eve, Jorin (l’Englois) en Enjorrent (Georges), Maronne en Maron, Mique en Amiquet et Paris en Pariset ou Parisette. Paix sur Israël [Ps. Ainsi les formations sur Belle sont-elles très populaires dans la langue vernaculaire, mais aussi en hébreu. 13,17-17,16) / samedi 14 déc. Cf. 46Les épitaphes étant souvent endommagées, il se pourrait qu'un plus grand nombre de noms masculins ait été précédé du mot Rav ou rabbi, bien qu’aucun ḥakham (“érudit”) n’ait été repéré dans les épitaphes parisiennes, si l’on excepte en 1267 « notre maître le vénérable rabbin Mardochée Aaron » (’מורינו הישיש הר). ), fille du rabbin Joseph, Bellenyée (Bellenée), fille du rabbin Seni[or ? Bravo! 1994, notice 66, p. 168-171 ; notice 156, p. 346-345. De plus, un « astrologue », Simon de Pharès, indique dans un recueil qu’il publia sur ses pairs célèbres que l’épitaphe du médecin-astrologue « Tsour », mort en 1122, était encore visible en 1492 « avec plusieurs autres choses bien enciennes24 ». 27Caroline Bourlet a restitué sur une carte l’habitat juif parisien entre les xiie et xive siècles. okno okon okrutny olbaum olczak. 55Dans ces documents administratifs, les juifs ne sont souvent identifiés comme tels que parce qu’ils sont prélevés les derniers et dans des rues où ils vivent en majorité. Dans d'autres pays (la Palestine) ont été les processus inverse, pour ce qui est strictement état surveillé. Article dédié à la mémoire de Gérard Nahon. Adina signifie « douce, délicate. Judas filius, de Longavilla, et Judas, gener, Bonnevie de Paris (BnF, ms. lat. ), Art et archéologie des juifs en France médiévale, Toulouse, Privat, p. 95-132. aller go go Abahel : ani Abihsira. When What Who Comment; 8 minutes ago: to read (list) - diff. 11, 26-16,17) / 1267, An 36 (5036), 3e jour, péricope […] / 1275-1276, An 5038 du comput, jour 3, [péricope] ‘Emor (Lév. ], fille de maître […] Cohen, An 35 du comput, 3e jour de la péricope we-Yeshev (Gen. 37-40) / mardi 20 nov. 1274, Dame Flory’ah (Nahon 1986, p. 78 ; erreur du lapicide dans la gravure du mot שנפרת au lieu de שנפתרה), An 41 du comput, 7e jour de la péricope be-shalah (Ex. 40L’inventaire de Gérard Nahon fait apparaître que certains noms sont plus usuels que d’autres sur les inscriptions de la France médiévale. Roblin Michel, 1952, « Les cimetières juifs de Paris au Moyen Âge », Mémoires de la Fédération des sociétés historiques et archéologiques de l’Île-de-France, p. 7-19. 21 Arch. Au retour du premier exil, en 1198, les juifs inhument dans un terrain bordé par la rue Galande et la rue du Plâtre (actuelle rue Domot, Ve arrondissement).

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